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Essai Ducati Monster 1100S (2009), par G.S.

Ducati Monster 1100SHello les gens d'ici !

Un petit topic de plus pour vous parler de cette moto essayée durant plusieurs jours : la Ducati Monster 1100 S. Oui oui j'enchaîne encore des essais. L'avantage d'avoir des motos de prêt ! NB : pas de chèque de caution.

 

Premier regard 

Ducati Monster 1100S vue avant droit

Ducati Monster 1100S vue arrière gauche

A première vue, la finition est en progrès et de loin. Bon boulot !

Cadre mi-treillis – mi-aluminium, monobras semblable à la Superbike, doubles échappements balaises… ce 1100 Monster rompt avec le passé de la S2R1000 tout en conservant quelques touches du passé. Plus de phare rond, plus de pots bas. 
La grosse monster est une copie de sa petite sœur 696. Selle courte et pentue, guidon large et (presque) plat qui permet de basculer le buste sur l’avant, tête à l’aplomb du tableau de bord. 

Les générations précédantes prennent un sacré coup de vieux. Peut-être que cette machine se "japonise" mais c'est positif. La silhouette est pure et ramassée. Chaque élément a été travaillé pour s'intégrer à la ligne. Le radiateur est vertical derrière des écopes. L'originalité réside dans les 2 entrées d'air sur le réservoir. J'aime bien.  

 

Sur la bête

Compteur Ducati Monster 1100S

Ducati Monster 1100S vue pilote

La position de conduite est surprenante mais n'est pas désagréable (mieux que la Streetfighter).

Une fois en selle, basse et moelleuse au demeurant, le guidon large et bas force à s'incliner vers l'avant. On doit tendre les bras pour attraper les commandes Les jambes quand à elles, sont repliées vers l'arrière. L'instrumentation éclairée en bleu est très compacte et entièrement digitale. On retrouve un bouton au comodo gauche pour faire défiler les focntions tout comme sur les autres machines de la marque désormais (trip, horloge, chrono, températures...). Mais pas de warning tout comme les anglaises. Les rétroviseurs sont OK et le champ de vision est acceptable (il faut parfois rentrer les coudes ou se rapprocher du réservoir). Sous la selle, aucune place. Pas de miracle  La position de conduite est moins radicale qu'auparavant et ressemble plus à un traditionnel roadster. Cependant l'inclinaison de l'assise avec la forme du réservoir ont parfois tendance à pousser le conducteur vers l'avant (pas cool pour les hmmm hmmm  ).
La valve du pneumatique avant est coudée, l'arrière s'en dispense en raison du monobras tout comme la Streetfighter. Bien vu même si sur ma Street Triple j'avais 2 valves coudées.

 

Démarrage et premiers tours de roues

Le twin desmodromique produit une sonorité qui enchante les oreilles.  Une sonorité sourde et grave avec des détonations en décélération  . Envoûtant !!!! A mon sens, pas besoin d'ajouter des Termignoni qui coûtent un bras  . 
Le sélecteur est ferme comme la commande d'embrayage (douce). L’injection est top et la poignée douce. Pas d’à-coups comme sur la Streetfighter, la 848 ou même la Corsaro de Moto Morini. Ca j'aime et je suis certain qu'en ville ça sera génial.

Poids plume. 168 kg à sec. On est dans le même registre que la kawette, la Street Triple... Facile même si elle donne un impression d'être un peu plus lourde.

Après quelques minutes on ressent un dégagement important de chaleur qui transforme l'assise en véritable plaque chauffante pour fessier à petite vitesse ou au feu rouge  Normal vu la position du haut du collecteur et du cylindre arrière. Le moteur est clairement souple mais mieux vaut ne pas descendre sous les 2000 tours malgré tout. Au delà de 3000 tr/min, c'est le plus intéressant jusqu'à 8000 tr/min où le rupteur intervient. Ca parait court et frustrant mais en fait, c'est déjà bien suffisant car les accélérations sont franches, musclées et synonymes de «coup de pied au cul».

En ville et en manoeuvre, le nouveau Monster est moins rétif que ses prédécesseurs S2R et S4R. Il braque bien mieux et c'est tant mieux (même si je me souviens mal de mes essais des anciennes machines  ). L'embrayage est facile à gérer et permet de jouer pour progresser entre les voitures ou à basse vitesse. 

 

En route

Le saute vent est plutôt efficace jusqu'à 140 km/h environ. Et pourtant il ne paie pas de mine ! Il parait en effet tout mini !
Je commence donc à chatouiller la bête car la température est OK. Je sais déjà que les freins ne vont pas être beaucoup sollicités car le frein moteur est puissant ! A tel point que j'ai fait quelques blocages de roue sur des gros rétrogradages  Pas d'anti-dribble. Pas grave, faut s'y habituer tout comme ma Streetfighter.

A l'attaque. La partie-cycle est précise. Vive, stable et très précise. J'enchaîne les virages sans trop de difficultés car il faut quand même bosser un peu au guidon. Les suspensions sont fermes voire raides parofois. Ohlins à l'avant comme à l'arrière. Et on l'a dit que c'était pire sur la version standard... Mais bon, faut pas se plaindre, le comprtement reste sain même sur routes dégradées  En plus ces suspensions sont réglables en précontrainte, détente (et compression pour la fourche). Il reste que cette moto est facile à mettre sur l'anlge, et tout aussi facile à lever  Je n'ose imaginer en pignon de 14 ! Ca tracte sérieux ! A l'attaque sur l'angle, les remises trop brutales de gaz déclenchent des mouvements de direction... Et l'absence d'embrayage anti-dribble n'évite pas des glissades de l'arrière en entrée de courbe, si on sollicite trop le frein moteur. 

Le freinage est efficace et puissant même si à l'arrière je le trouve inexistant. Ce freinage est repris de la 848 avec maître-cylindre et étriers de chez Brembo. Un bon choix ! Freins AV 2 disques diam. 320 mm / étriers radiaux 4 pistons - AR disque diam. 245 mm / étrier 2 pistons.

La puissance de 95 chevaux à 7 500 tr/min et le couple de 10,5 mkg à 6 000 tr/min sont finalement suffisants comparés à la Streetfighter et à la Corsaro. Ce n'est pas un avion mais une sacrée meule qui pousse fort malgré tout. 

Je dirais même que ce moteur à 2 visages. Le 1er, cool, pour la ville, la balade zen avec du couple pour se sortir de situations difficiles et pour les accélérations sous 4000 tr/min. Le 2nd, pour l'attaque, entre 4000 et 8000 tr/min avec un coup de pied. Génial. 

 

Conclusion

Cette moto est une réussite. Très homogène, avec une ergonomie agréable, douce mais endiablée si nécessaire. Un très bon choix pour un motard qui veut une belle moto, une italienne, des sensations, un look.
Comparée à la Streetfighter, elle est bien plus accessible pour la majorité des motards. Bien plus facile à piloter. Comparée à la Corsaro, plus douce, plus docile mais qu'on ne se trompe pas, elle a du chien cette Monster 1100.

Pour le quotidien, elle doit être idéale. Pour les balades, c'est le pied assuré. Un très bon compromis sans aucun doute. L'intervalle de révision reste fixé à 12.000 km en plus avec des prix à la baisse pour du Ducati. 

Le caractère italien civilisé mais avec le couple du bi en 1100. Racé, performant, italien, beau, c'est une vraie réussite. Vendue 11 200 € en version standard et 13 200 € en version S (avec des suspensions Öhlins et des pièces d'habillage en carbone).

Ducati Monster 1100S vue de face

Ducati Monster 1100S vue arrière

Ducati Monster 1100S vue avant gauche

Bras oscillant Ducati Monster 1100S

Roue arrière Ducati Monster 1100S

Cadre Ducati Monster 1100S

Freinage Ducati Monster 1100S

Ducati Monster 1100S vue de droite

Ducati Monster 1100S position

Essai rédigé par Grand Schtroumpf