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Essai de la Harley Fat Boy  96Ci

Harley Davidson Fat Boy 2011Me revoilà suite à l'essai de la Low Rider ! Cette fois c'est sur le Fat Boy que je pose mes fesses. Vous savez, la moto de Terminator 2 ! Mon objectif était de voir ce que donne en vrai une machine de la famille des Softail. Un Softail c'est quoi ? C'est tout d'abord au faux châssis rigide, avec des suspensions arrières habilement cachées sous la moto pour un look bien authentique, mais c'est aussi le moteur Harley équipé de balanciers d'équilibrage pour gommer une bonne partie des vibrations. Personnellement j'avais un peu peur de tomber dans un truc presque insipide à cause de ces balanciers, une Harley, faut que ça vibre quoi ! En fait je me suis trompé :-)

La moto essayée est un modèle 2011 équipée du moteur 1584 cc. Les modèles actuels disposent eux du moteur en 1690 cc (103ci). Néanmoins l'esthétique reste la même, et c'est d'ailleurs le cas depuis sa date de sortie en 1991! Il faut dire que le look est intemporel et qu'il serait dommage de changer cette ligne devenue culte.

Harley Fat Boy 2011 vue de droite

 

Prise en main

Commençons par l'esthétique et mes goûts purement subjectifs. Tout d'abord cette moto est une deuxième main et dispose de pièces optionnelles (Sissy bar avec porte paquet et pares jambes pour le plus visible). Personnellement le sisy bar, je ne trouve pas ça très esthétique, surtout quand on prend des  photos de la moto à l'arrêt. Je dis ça pour les photos qui illustrent l'article, je trouve que ça ne la met pas à son avantage, je n'ai par contre aucun doute quant à son efficacité en duo. Notez toutefois que les sissy bar en option sont la plupart du temps amovibles en quelques secondes, tout comme le pouf passager. Pour info, un Fat Boy d'origine, c'est ça (modèle 2014, source Harley): 

Harley Fat Boy 2014

 

Imaginez le truc sans la selle passager, et revenez me voir quand vous vous serez essuyé la bouche (je sais je suis pas objectif, c'est une histoire de goût, mais j'ai prévenu au début !)

La moto m'impressionne au premier abord. D'une part parce que je sais que c'est une machine d'environ 330 kg et d'autre part parce que je ne sais pas du tout à quoi m'attendre. Oui c'est un monde à part et quand on grimpe une Harley de cette catégorie pour la première fois, on appréhende un peu... et encore j'ai pas essayé un touring ! Le sélecteur à double commande m'interpelle un peu aussi. Petit mot discret au concess histoire de pas me taper le honte devant les clients qui prennent un café juste à coté (déjà que je suis venu en Guzzi, faudrait pas en rajouter!) : 

"Euh c'est comment déjà le sélecteur ? rapport supérieur avec le talon, et on rétrograde avec le bout du pied ?"

"T'embête pas, fais comme avec une moto normale"

Ah oui en fait y'a largement de quoi passer le pied sous la branche du sélecteur pour l'utiliser comme on veut. Au moins j'aurai pas à me concentrer là dessus pour les premiers mètres.

Harley Fat Boy carter et sélecteur

Comme c'est devenu une (bonne) habitude chez Harley, la moto est équipée d'un système keyless : on garde la clé dans la poche et la moto la détecte à proximité. Enfin... quand je parle de clé, ça ressemble surtout à un badge. Il n'y a donc qu'à s'approcher de la moto et mettre le contact. La détection du transpondeur désactive également l'alarme de série (oui une Harley sait être moderne). On pousse le bouton du démarreur qui fait un bruit caractéristique, genre presque il ne va pas arriver à faire s'ébrouer le moteur. Rien que ça c'est jouissif. Beeuha.... beuuuu.... beuah..... VROM ! pouet-pouet-potato-pouet! <-- là j'essaie d'imiter le bruit de la moto qui démarre, les habitués l'auront parfaitement reconnu. C'est plein d'électronique, on le sait, mais la sensation reste old school et c'est ce genre de petit détail qui donne autant de charme à cette machine.

 

En route

Je monte sur la moto, très basse par rapport à ce que j'ai l'habitude de conduire mais ma taille plutôt grande (184 cm)ne gène pas du tout. Je cherche un petit peu les repose-pieds et enclenche la première. La boite est assez camionesque dans le sens ou il faut bien décomposer le mouvement avec l'embrayage. Ici, on prend son temps et ça colle parfaitement avec le reste de la machine. Comme avec la Low Rider, les premiers tours de roue son surprenants tellement la moto fait oublier son poids. La position de conduite est franchement agréable, les fesses basses, les pieds un peu en avant mais pas trop, et le guidon typé corne de vache, on a vraiment l'impression de ressentir toute la moto dans une ambiance vintage... j'aurais presque envie de me mettre à la musique country pour le coup. Je note également que la vue depuis le poste de pilotage est splendide, avec ce gros phare chromé qui trône devant. Dommage que d'origine les câbles ne soient pas intégrés dans le guidon...

Harley Fat Boy poste de pilotage

Comme annoncé par les balanciers d'équilibrage, le moteur est beaucoup moins vibrant que sur un Dyna. Certains puristes trouveront ça fade, mais finalement j'ai l'impression de mieux l'apprécier comme ça, un peu comme si j'étais au calme en tête à tête avec lui. C'est beau ce que je dis hein ! Je passe donc rapidement la 6ème et me câle à 1500 tour/mn (il est possible de voir le régime moteur dans le petit cadran digital du compteur). C'est juste royal, et c'est un vrai plaisir que de mettre gaz à ce régime. Les vibrations sont là, mais cette fois juste ce qu'il faut comparé à la Low Rider. Il faut dire que cette dernière n'était pas encore rôdée. Le moteur repart avec suffisamment de vigueur (j'avais un peu peur de la puissance limitée au début) et on sens que la mécanique vit. Le son a l'échappement est caractéristique en charge, celui des Harley que tout le monde connaît, mais bien sûr avec des silencieux US (un peu plus bruyants qu'en Europe), ça serait encore un autre monde. Le frein moteur est aussi très présent et la moto ralentit très vite sans avoir à utiliser les freins, du vrai caractère comme on n'en fait plus ailleurs !

Moteur Harley Fat Boy 2011

Coté freinage, on sent que le simple disque à l'avant est tout de même léger et manque de mordant. C'est flagrant sachant que je viens d'essayer la Low Rider avec double disque. Ce n'est pas non plus catastrophique bien sûr, mais il faut apprendre à bien utiliser le frein arrière plus souvent. Je dis ça parce que personnellement j'ai toujours freiné de l'avant, l'arrière ne me servant qu'à asseoir la moto en cas de pluie ou de freinage d'urgence.

Mon essai de 25 minutes s'étant limité à des zones urbaines (limitation à 50 et 70 km/h) je ne vais pas vous décrire la partie cycle plus que ça, si ce n'est qu'elle met très vite en confiance. Il ne faut donc pas avoir peur du gabarit et du poids, une Harley c'est très bien équilibré, facile à manoeuvrer dès que ça roule, et il suffit de quelques minutes pour se faire plaisir. Concernant le confort général, on est franchement bien installé et la position incite à rouler et à profiter de ce moteur. Je dois dire que j'ai eu un peu de mal à la rendre !

 Harley Fat Boy 2011 vue avant droit

Pour finir

Y'a pas à dire, Harley c'est un monde à part, rien à voir avec tout ce que j'ai pu essayer auparavant. Je suis attiré par la marque depuis quelques temps déjà, mais je me demandais aussi si en roulant là-dessus je ne serais pas frustré par la prise d'angle limitée, le poids de l'engin et sa faible puissance et tout ça. En fait il n'en est rien, dès qu'on monte là dessus, on a juste envie de cruiser en 6è et de profiter de l'énorme couple du moteur, et de son bruit. 

Bon je recommence à ne plus être objectif. Pour situer le contexte, dites vous que j'ai commencé par des 4 cylindres qui m'ont très vite lassé, puis je suis passé aux gros bicylindres sportifs pour avoir plus de sensations, puis ensuite à la Guzzi 1200 Sport pour encore plus de caractère et une mécanique typée un peu old school. Maintenant j'essaie Harley et voilà que je tombe sur un truc encore plus sensationnel que tout ce que j'ai pu essayé. Bref, j'ai essayé, j'ai adopté, j'en veux une ! Reste à choisir le modèle maintenant et ça c'est pas une mince affaire vu la gamme.

Pis pour conclure une deuxième fois, j'ai assez halluciné sur l'ambiance en concession (qui, semblerait-il, soit assez typique de la plupart des concessions Harley). Entre le staf qui est avant tout une équipe de vrais passionnés(bon ce sont aussi des commerciaux, faut pas se leurrer, mais quand même!), les clients qui utilisent la concession comme point de chute juste pour taper la discut' et boire un café, et qui venaient vers moi, petit inconnu qui regarde les modèles en expo, en me serrant la main, ben ça donne juste envie de se faire de nouveaux amis :p

Arrière Harley Fat Boy 2011

Roue avant Harley Fat Boy 2011

Réservoir Harley Fat Boy 2011

Selle Harley Fat Boy 2011 Compteur Harley Fat Boy 2011

Courroie Harley Fat Boy 2011

Harley Fat Boy 2011 vue de devant

 

Courroie Harley Fat Boy 2011