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Essai Moto Morini Corsaro 1200 (2009)

Premier regard

Moto Morini CorsaroWoua, sympa la bestiole ! Elle mérite qu'on la regarde de plus près. On reconnait bien le style italien initié par Ducati avec les Monstro. La silouette est musclée et dégage une sensation de puissance et de sportivité (agressivité même pour un roadster).

L’avant est mis en valeur avec un double optique type Speed/Street Triple et intégré à la moto grâce au petit saut de vent livré d'origine. C'est pour ça que j'ai du être séduit... Un air de famille ! Le bras oscillant asymétrique renforcé et les 2 gros pots sous la selle sont superbes. Une fourche inversé Marzochi de 50 mm réglable, un amortisseur arrière SACHS réglable aussi, les freins avants 320mm Brembo 4 pistons et 220 mm avec étrier 2 pistons à l’arrière. Les durites Avia sont de série... Bien équipée !

 Logo Moto Morini

Il y a cependant quelques détails étranges et gênants :  

  • le radiateur large qui s'intègre mal à la ligne (il faut impérativement mettre des patins de protection car sinon en cas de chute même à l'arrêt, c'est la sanction immédiate.
  • le bouchon de radiateur en plastique bas de gamme alors qu'il est super apparent. 
  • certaines parties du faisceau électrique laissé à nu sous le té supérieur
  • pas de rangement sous la selle. Même un petit bloque-disque ne passera pas sous la selle passager...

Moto Morini Corsaro vue avant gauche

Sur la bête

La position de conduite est facile à trouver et est typée sport même si la selle est un peu haute pour ma taille (1m70). Ca donne envie de faire mumuse  On est assis confortablement mais légèrement vers l'avant, sur les poignets. Ce n'est pas aussi prononcé que sur une Ducati. Le réservoir permet de bien positionner les jambes.

Présence d'un warning et beaucoup d'informations via l'affichage digital : température extérieure, horloge, vitesses moyenne et maximale, chrono, rapport de vitesse engagée...). Mais l'affichage digital est trop peu contrasté et il est souvent difficile de lire les infos. De plus l'indicateur de vitesse engagée est plutôt fantaisiste (le bon rapport est indiqué 3 ou 4 secondes après avoir affiché 1 ou 2 autres vitesses). 

Tableau de bord Moto Morini Corsaro

Démarrage et premiers tours de roues

Un bruit envoûtant , il est incroyable qu'elle passe les normes avec ce magnifique son grave et puissant ! Une italienne comme on les aime ! On note quelques à-coups dus à l'injection (je pense) lorsque le moteur est froid, mais cela disparaît petit à petit au bout des premiers kilomètres. Avec moins de 200 kg à sec, ce n'est pas une moto lourde mais il faut s'habituer à la position haute. Ainsi, on a l'impression de sentir la Corsaro « tomber » dans les entrées de virages. On s'y fait vite  et hop, on comprend comme elle se comporte pour aller faire joujou.

En route

La puissance et le couple se ressentent dès 3000/3500 tours (pourquoi on n'a pas les 140 ch !  . Dès 3 500 tr/mn, le twin délivre une grosse poussée comme on aime sur les moteurs de ce genre. C'est du sérieux. L'embrayage se montre plutôt ferme. La boite est assez douce et précise. La poignée de gaz manque de douceur en 1ère mais se dose facilement ensuite.

En ville la Corsaro ne s’en sort pas mal, la souplesse est limitée, elle est particulièrement maniable et accepte une reprise dès 1500 tr/mn. Les pots délivre une mélodie magnifique qui fait que tout le monde se retourne à son passage. Par contre, les ventilos n’arrêtent pas de se déclencher en ville, dès 90° et s’arrêtent à 85°...

Moto Morini Corsaro vue de droite

A 130km/h, en 6ème, on n'est qu’à 4000 tr/mn : y'a encore de la marge  . Car le moteur marche très fort entre 2500 et 9500 tr/mn. A l'approche des virolos de la Vallée de Chevreuse, c’est un vrai vélo (aussi maniable qu’un SV650, ER6, Street...). Grâce au couple, on peut enrouler en restant en 5ème ou 6ème ! Sur une route mauvaise, la partie cycle reste stable et sans défaut. Je suis bluffé. Ajouté à cela le freinage impeccable. Les Brembo sont super puissant mais aussi dosable avec un sacré feeling. La fourche est sèche et peu fatigué à la longue.

 

Conclusion

Un look génial et inhabituel, un moteur jouissif et coupleux, un son envoûtant, une partie cycle saine, la Corsaro est une moto 100% plaisir. Si on fait attention au tendance à partir en wheeling et aux quelques détails de finition / aspect pratique, elle a de quoi séduire du monde. Du couple, du son, de la polyvalence, un look, du caractère... Mama miaaaaaaaa.

Mais selle haute, traitement du passager (pas testé mais vu la selle...), quelques détails de finition...

Moto Morini Corsaro vue avant droit

Moto Morini Corsaro vue arrière droit

Moto Morini Corsaro vue de derrière

Moto Morini Corsaro vue arrière gauche

Tête de fourche Moto Morini Corsaro

Echappement Moto Morini Corsaro

Moteur Moto Morini Corsaro

Freins Moto Morini Corsaro

Moto Morini Corsaro vue de droite

Essai rédigé par Grand Schtroumpf