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Essai Triumph Bonneville T100 (2009)

Triumph Bonneville T100J'avais programmé la révision des 30.000 de ma Speed à ce samedi matin. Etant coincé sur place la matinée, c'est l'occasion d'essayer une belle  . Ayant déjà une Speed, déjà essayé une Sprint et une Tiger, j'avais envie d'essayer la Bonneville (la Thruxton en fait, mais elle était pas dispo à l'essai). La T100. J'avais donc proposé à Faelay de m'accompagner pour essayer la magie du 3 cylindres. Un de ses potes doit nous accompagner également.

Hier soir... je rentre du boulot, et... j'aperçois au loin Martin sur une nouvelle ER6F !  Content pour lui qu'il ait retrouvé si rapidement une nouvelle brêle (bon, une ER6F... faute de gout pour la seconde fois). Je lui propose donc de nous accompagner.

Ce matin donc, my Speed accompagnée des 3 kawettes, nous nous rendons chez Triumph St Etienne pour l'ouverture. J'avais réservé une Speed et une Bonneville pour l'essai. Je dépose la mienne à la révision, on discute avec René, le gérant... Au fil de la discussion, il propose à Martin et au pote de Faelay d'essayer une Triumph...

Et voilà comment on se retrouve à partir en essai sur 4 Triumph différentes !  

  • Faelay prend la Speed
  • Son pote la Tiger
  • Martin la Street
  • et moi la Bonneville

Les 4 belles sont équipées d'Arrow ! Voilà le barouf ! On met le contact, on démarre (enfin, certains essaient... et vi, faut penser à débrayer les gars), on laisse chauffer les belles sous un jolie bordel Arrow. La Speed et la Tiger sont un peu à sec... on commencera par passer à la pompe.

Pour ce CR, je me contenterai de parler de la Bonneville, puisque je ne suis pas monté sur les autres (en même temps, y'a que la Street que j'ai jamais essayé).

 

La Bonneville T100

Alors la Bonneville, modèle phare néo-rétro de chez Triumph. Robe bi-color, jantes à rayon (y'a la bonneville "simple", monocolor, jantes à bâton). Petit gadget, un starter manuel sur une injection (au contact, qui se fait sur le côté, à gauche du phare, on à le même bordel d'initialisation des autres Triumph). Le concess m'avoue que c'est Gadget, ça fait juste monter un peu la moto dans les tours au ralenti...

Les Arrow nous soufflent une douce mélodie de bicylindre old school... sympa.

Assis dessus, l'assise est basse, la selle généreuse et accueillante. On est loin des bouts de mousse de certaines moto d'aujourd'hui. Le guidon est cintré, assez haut, pas très large. La position est très droite. C'est sur, c'est un autre univers. Au départ, on se demande sur quoi on est installé ! Le tableau de bord est simple, assez complet... mais pas de témoin d'essence il me semble par contre.

Première. Chose qui surprend tout de suite, c'est la position du sélecteur et du frein arrière... assez loin des reposes pied... En fait, faut revoir la position des pieds... Faut se remettre dans le contexte de la moto, elle est pas faite pour l'attaque. Nul besoin de poser les pointes sur les reposes pied... faut mettre les panards bien à plat dessus, ça va mieux pour les commandes.

On décolle, faut s'habituer au levier d'embrayage (réglé sur course longue). La seconde passe en y allant franchement, sinon on reste au point mort. Un peu de voie rapide, les autres me suivent, hésitants.

Coté moteur... ben, forcément, ça change de la Speed. Faut pas s'attendre à ce que ça pousse. Le moteur donne toutefois des sensations (faut nuancer hein), on sent les "accélérations". Oui je mets des guillemets, car quand on regarde le compteur, ça ne monte pas vite. Pas peur des radars en Bonneville. 

On attaque ensuite la partie joueuse du parcours, la route du Pilat. Route large, revêtement propre (certains diront quelques cailloux et un peu d'humidité), beaux virolos... Ce qui faut pour essayer ! Et là, agréablement surpris. Certes on ne va pas attaquer, d'ailleurs elle n'incite pas à cela, mais la partie cycle nous met à l'aise. Elle enroule tranquillement sans sourciller. Le moteur se montre relativement souple. C'est une invitation à la balade pépère, à contempler les paysages. Ca reprend sans problème à 2000 tr. La zone rouge est à 8000 et elle y monte sans soucis.

Juste histoire de chambrer... La Bonneville a enfumé Speed, Street ou autre Tiger dans les virolos. Par contre, si la partie cycle met en confiance... ce n'est pas le cas des freins... Bon ok, c'est pas fait pour attaquer... mais le frein avant est quand même juste (simple disque).

De retour à la concession, René nous demande nos impressions. Dans la discussion, il nous dit que les Arrow de la Bonneville déchicanés font un barrouf du tonnerre... preuve à l'appui. Le voilà parti chercher une pince pour virer les chicanes et nous faire écouter... effectivement, intenable... c'est pas possible de rouler sans chicane.

Bref... pour conclure, j'ai trouvé cette Bonneville super sympa ! Bien entendu, faut se placer dans le contexte... c'est un autre style, une autre façon d'aborder la moto. En tout cas, je ne dis pas que dans le futur...  

Maintenant, j'aimerai bien essayer la Thruxton !

Quelques photos pour finir :

Triumph Bonneville T100 vue avant droit

Triumph Bonneville T100 vue de gauche

Essai rédigé par Carter