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Face-à-face Aprilia Dorsoduro 750 (2009) et Triumph Street Triple R (2010)

Triumph Street Triple RVoici mon petit comparatif entre ma nouvelle R et mon ancien Dorsoduro. Soyez indulgent car je suis un jeune motard et je n'ai pas encore eu l'occasion d'essayer beaucoup de motos, donc je manque de points de comparaison...

 

Ma Street Triple R :

Triumph Street Triple R vue de gauche

Mon ancienne Dorsoduro:

Aprilia Dorsoduro 750 vue de gauche

Look

Personnellement, plus je la regarde, plus je l’aime cette street. Je trouve que le phantom black lui va à ravir : sobre, classe et sportif ! Je ne regrette pas d’avoir remplacé les jantes dorées par des noires car je ne suis pas fan de tout ce qui est doré. Les différents accessoires montés (TDF, sabot, capot, led et arrow) lui confère un look sportif supplémentaire. Les écopes peintes en noires donnent un produit mieux fini, moins plastique.

La Dorsoduro a vraiment look magnifique, plus original que la street.

 

Moteur

Je suis toujours en rodage donc je risque d’affiner mes impressions au fil des kilomètres. Néanmoins, je trouve que ce moteur est vraiment très souple, je n’ai pas encore su le faire cogner. La puissance arrive progressivement, le couple s’il est présent est nettement moins présent que sur ma Dorsoduro. C’est plutôt rassurant pour les débutants, pas de mauvaise surprise si l’on gère mal la poignée droite car le danger c’est souvent le couple, une mauvaise gestion et hop la roue qui décroche en sortie de virage ! 

J’ai l’impression qu’une fois dépassé les 6000 tr/min la moteur change de visage, cela reste néanmoins je pense une poussée assez linéaire. Bref, j’adore, j’attends avec impatience de pouvoir l’exploiter au mieux ce moteur. 

Triumph Street Triple R vue de face Triumph Street Triple R vue de derrière

Sur l’Aprilia, ce que j’appréciais particulièrement c’était sa puissance tout à fait gérable pour un débutant mais uniquement en mode Touring. Elle enroulait tranquillement, on ne se faisait pas surprendre par sa puissance, c’était également très progressif, à condition de pas tourner la poignée à fond. Là, elle fout un bon coup de pied au cul surtout jusqu’à 8000tr/min. En mode Sport, c’était trop brutal, chaque sollicitation de la poignée de droite c’était comme si on tournait la poignée 30% de plus.

J’utilisais toute la plage de régime moteur, je trouvais çà génial de pouvoir au quotidien exploiter pleinement sa moto sans devoir se contenter de 30 ou 40 % de son utilisation comme certaine sportive où il faut être à des vitesses inavouables pour tout exploiter. Bref très sympa ce bi cylindre !!!

 

Compteur

Je ne vais pas m’étendre sur la couleur du compte-tour (orange), si Mr Triumph me lit, pensez à remettre un simple fond noir, je pense que cela mettrais tout e monde d’accord. 

Les données sont bien visibles, j’adore le shiftlight et l’indicateur de rapport engagé par contre, quelle galère pour naviguer lorsque l’on roule, pas pratique du tout de devoir lâcher la poignée et d’appuyer sur ces petits boutons. Sur la Dorsoduro, tout se gérait via un unique bouton juste au dessus du klaxon, pas besoin d’avoir les doigts sur le compteur. Je trouve également que leur menu n’est vraiment pas facile, j’ai du mal à trouver les informations que je veux et effectuer les bons réglages, pas du tout intuitif ! L’Aprilia n’avait pas de rapport engagé ni de vrai shiflight, simplement un voyant rouge lorsque l’on arrive au régime max.

Position Aprilia Dorsoduro 750

Suspensions

Je ne suis pas un pilote mais je trouve la moto très seine. Elle absorbe bien les irrégularités de la route mais sursaute en cas de bosse car les suspensions sont assez dures. J’affinerai les réglages à mesure que je progresserai niveau pilotage. L’italienne était moins dure et pompait plus de l’arrière.

 

 

Confort

Ben je la trouve très confortable cette selle bi-ton, pas du tout mal au cul. Les suspensions sont sèches mais cela ne m’est pas dérangeant. La position est confortable, le dos est assez droit bien qu’il y ait un léger appui sur l’avant. La selle de l’Aprilia n’était pas un modèle de confort, néanmoins je n’ai eu que très rarement mal au derrière car je fait rarement plus de 100km par balade. C’est sûrement dû à l’amortissement de la Dorsoduro qui est je trouve plutôt bon, filtrant assez bien les imperfections de la route.

Le vent est supportable jusqu’aux vitesses légales sur les deux motos, après cela devient du sport tant la prise au vent est importante, on ne peut oublier que l’on a dépassé les 120km/h. Perso, je préfère…

Face avant Triumph Street Triple R Face avant Aprilia Dorsoduro 750

Freinage

Je me suis pas encore risqué au gros freinage de porc, comme il n’y a pas d’ABS, je reste prudent à actionner à fond le levier droit. Néanmoins, cela freine bien, la puissance arrive graduellement, on ne se fait pas surprendre. Sur ma Dorsoduro, il y avait plus de mordant lors de la prise du levier. Le frein arrière freine très bien, comme sur l’Aprilia. Dommage qu’il n’y ait pas d’ABS disponible car je trouve çà très rassurant quand on n’est pas un pilote comme moi.

 

Finition

Excellent finition, très peu de plastiques, l’assemblage est très bon. Par contre, la qualité du vernis est déplorable : à peine après 35 km, j’avais déjà d’énormes traces au niveau des genoux. J’ai commandé un kit de protection sinon cela va vite devenir une catastrophe ! Idem pour l’Aprilia hormis un vernis sans reproche.

Triumph Street Triple vue de derrière Aprilia Dorsoduro 750 vue de derrière

Sonorité

Autant l’Aprilia avait une sonorité très rauque, très viril, ici cela bourdonne au début et ensuite se met vite à hurler, c’est plus aigu. J’adore le sifflement. La musique distillée est géniale et reconnaissable entre mille, cela lui confère vraiment un caractère bien trempé. Niveau look, les arrow lui vont à merveille, de plus il y a le petit réglage d’injection qui va bien et qui est prévu avec ces derniers. Par contre niveau look d’origine, avantage à l’Aprilia où les pots d’origine sont vraiment sublimes et bien intégrés à l’arrière de la moto.

 

Agilité

Un vrai vélo, d’autant que j’ai monté les Power Pure. Les manœuvres à l’arrêt sont faciles, rien avoir avec les 190kg à sec de l’Aprilia qui rendait celles-ci vraiment pénibles. Je crois qu’elle est encore plus agile que la Dorsoduro, les pif paf et rond point se font « fingers in the nooze ». J’ai nettement plus confiance au power Pure qu’au Qualifier qui donnait parfois l’impression de glisser lorsque l’on penche en virage, même sur le sec. Par contre le braquage de l’anglaise est ridicule, quelle galère pour la retourner dans le garage, heureusement qu’elle est légère ! Je pense que je n’aurais pas réussi mes manœuvres à l’épreuve du permis avec l’anglaise…

Aprilia Dorsoduro 750 vue de devant

Aprilia Dorsoduro 750 vue de droite

Pratique

Les rétroviseurs ne sont pas spécialement beaux et n’ont pas une vision extraordinaire, ceux de l’Aprilia étaient nettement mieux. L’autonomie à l’air très suffisante, rien avoir avec le témoin de réserve de l’Aprilia qui s’allumait tous les 130km. Ici on peut rouler sans faire un plein à chaque sortie. Par contre, pas de place sous la selle sur les deux…M’en fout, je cherchais pas une moto pratique !

Triumph Street Triple R vue de gauche

Conclusion

Deux motos assez différentes mais très fun toutes les deux ! Je ne regrette pas du tout ma street mais je garde un très bon souvenir de l’italienne…J’ai hâte de pouvoir essorer la poignée sur ma nouvelle street !

Street:

+ Finition de qualité
+ Moteur (très souple et bonne allonge)
+ Agilité
+ Facilité de prise en main
+ Sonorité unique
- Rayon de braquage
- Compteur
- Aspect pratique

 

Dorsoduro:

+ Finition de qualité
+ Look original
+ Freinage
+ ABS disponible
- Maniabilité à l'arrêt (poids)
- Autonomie ridicule
- Aspect pratique
- Selle un peu dure

Essai rédigé par Ahnakyn